Michel Polnareff remporte son procès contre les pubs Cetelem

© Getty Images

Le chanteur a gagné son procès contre le bonhomme vert de Cetelem, mercredi 22 juin. Une pub de l’agence de crédit mettait en scène un sosie approximatif de lui qui l’avait « horrifié ».

Il demandait un million d’euros. Il en aura récupéré dix milles. Michel Polnareff a obtenu du tribunal de grande instance de Paris la condamnation de la société de crédit à la consommation, Cetelem. L’agence au petit bonhomme vert s’était attirée les foudres du chanteur à cause d’une pub comique mettant en scène des sosies de célébrités, comme Michael Jackson, Marilyn Monroe… Et Michel Polnareff donc, naturellement représenté avec sa mythique chevelure blonde ondulée et ses lunettes de soleil à monture blanche, mais aussi en marcel, un ukulélé à la main.

Une caricature qu’a très peu goûté l’auteur d’On ira tous au paradis, «horrifié» par celle-ci, comme le confiait son avocate en avril 2015. Dans son rapport rendu mercredi avec sa décision, la 17ème chambre civile indique qu’il «se plaint de l'utilisation, sans son autorisation, de son image par le biais du personnage créé», lequel «utilise ses 'accessoires notoires' et son 'identité physique marquante' afin de lui ressembler, personnage qui le ridiculise».

Par conséquent, le tribunal a admis que «a reprise des attributs du chanteur (...) implique (...) la reprise de la célébrité et de l'image» de Michel Polnareff, et que l’argument principal de la défense, le droit à la liberté d’expression, ne «saurait, dans le domaine de la publicité être accueilli» car «l'appréciation de [celle-ci] au regard de l'atteinte portée aux droits d'autrui est, dans un tel cas, particulièrement restrictive, dès lors que» cette liberté «n'a pour objet que la satisfaction des intérêts financiers de l'annonceur». En revanche, le rapport indique qu’aucune atteinte à la dignité ne peut être caractérisée dès lors que la distinction entre le personnage et la personne de Michel Polnareff est claire.

En somme, BNP Paribas, qui gère Cetelem, ainsi que l’agence publicitaire TBVA ont été condamnés à verser 10 000€ au chanteur, ainsi que 4000€ pour les frais de justice. Il ne suffit pas de ressembler à Cetelem pour gagner ses procès.

Ailleurs sur le web

Commentaires